lundi 25 mai 2015

Si la nature pouvait parler

Le bois aux murmures



Comme tous les matins, avant même que le soleil n’enflamme l’horizon, la jeune fille était debout, prête à embrasser ce nouveau jour. Vite douchée et habillée, coiffée d’un rien, elle mordait dans une tartine de beurre comme dans la vie. Glissant son appareil photo autour du cou et son trépied sous le bras, elle poussa la porte de sa ravissante maison, surprenant l’aube de sa présence, faisant sursauter le chat qui rentrait nonchalamment de son escapade nocturne. Les grosses billes jaunes, encore éberluées, fixaient la silhouette de sa maîtresse qui déjà s’évanouissait dans le jour naissant.

Les cheveux balayant son dos, la tête haute, la jolie demoiselle marchait de ce pas gracile qui donnait à sa démarche tant de légèreté. Elle ne marchait pas, que dis-je, elle flottait vers ce lieu magique qui l’attendait. Et pendant que sa fantaisie la poussait vers les bois, la ville, elle, s’éveillait à regret. Pour les pauvres dormeurs encore ensommeillés, le chant des oiseaux était une fausse note en cette heure si matinale. Puis le bruit du quotidien couvrit celui de la nature, laissant au passage une furtive odeur de café et de pain grillé.

À la base du monde, les premiers rayons du soleil fusèrent dévoilant les couleurs, libérant ainsi les ombres silencieuses.

Tous les matins étaient semblables aux autres matins, sauf celui-ci…

lundi 4 mai 2015

Quand le calme s'installe

Quand les glaces se retirent
Laissant l'eau redevenir miroir,

Quand le vent s'arrête
Pour n'être qu'un murmure,

Quand le bleu du ciel étire ses bras
Jusqu'à étreindre la terre,

Quand la nature vacille
Dans l'étourdissante lumière,

Il est temps alors pour moi de me reposer.


Je vous reviens le 25 mai 2015.
À très bientôt!
Jocelyne xox


lundi 27 avril 2015

Qu’est-ce qu’il y a de drôle?


Dimanche dernier, le temps doux persistait, m’invitant à mettre le nez dehors. Les nuages traversaient le ciel à la queue leu leu comme une enfilade de motos faisant du tourisme en groupe. Il y avait bien quelques retardataires qui se laissaient distancer, distraits par l’apparition spectaculaire d’une énorme boule dorée. Mais qu’est-ce que c’est que ça? se questionnaient intérieurement quelques-uns.
Intrigué, le plus petit mais aussi le plus jeune de la bande se lança :
« Est-ce cela qu’on appelle un objet volant non identifié? »
D’un seul coup, il déclencha l’hilarité des autres nuages, ce qui courrouça à l’extrême le jeunot. Voyant qu’on se moquait de lui, il ralentit l’allure affichant ainsi son indépendance, mais aussi sa mine renfrognée. Dans le ciel, l’astre continuait à tournoyer, ravivant sa curiosité. Sans perdre une seconde de plus, le petit nuage se rapprocha de ses compagnons de voyage tout en demeurant à une certaine distance. Arborant un air détaché, il demanda :
« D’accord, j’ai compris. Alors si ce n’est pas un ovni, serait-ce un feu follet? »
De nouveau, les autres s’esclaffèrent, pris d’un fou rire incontrôlable laissant échapper par mégarde quelques gouttes de pluie.
« Hé, oh! Ça suffit!» bougonna le petit nuage qui déjà perdait de sa blancheur.

lundi 20 avril 2015

Rien n’arrive pour rien

Durant le week-end, je regardais mon petit-fils s’amuser avec son jeu «Plants vs Zombies» sur mon téléphone intelligent, et je me demandais ce que ce jeu avait de si extraordinaire pour le captiver ainsi.  On ramasse des soleils en vue d’acquérir des plantes qui, à leur tour, produiront d’autres soleils lui permettant ainsi d’obtenir des éléments qui ralentiront ou détruiront les zombies friands de ces jolies plantes. Le but ultime de ces affreux personnages est de manger le cerveau du joueur (dissimulé dans la maison derrière le jardin). D’un côté, il y a la végétation s’épanouissant joyeusement, de l’autre l’envahisseur, boitant, traînant les pieds, mais drôlement affamé et dangereux…
 
Arghhhh!!! Braiiins!!!
 
Et quand mon petit bonhomme réussit à freiner les zombies,  il obtient une récompense et passe au niveau suivant; niveau toujours de plus en plus difficile à exécuter, évidemment! Et il aime ça. La difficulté ne lui fait pas peur parce que tout se déroule étape par étape, usant de stratégie, anticipant le mouvement de l’ennemi. Et le plus beau dans tout ça? S’il rate son coup, il se reprend. Il se dit qu’il manquait sans doute d’entraînement, de ruse ou de vitesse.
 
Il n’en fait pas une crise de boutons, car il sait qu’un jour où l’autre, il va réussir.
 
Pas bêtes ces p’tits jeux! Pas fou le p’tit pit!

lundi 13 avril 2015

Être le premier

Ce matin, je vous invite à faire différemment : être le premier ou la première dans tout ce que vous ferez. Ne croyez pas que je suis devenue tout à coup orgueilleuse et compétitive; ce n’est pas du tout le cas. Je vous demande simplement de faire ressortir votre leadership.
 
Nul besoin d’être chef d’entreprise ou d’avoir une équipe sous sa direction pour être leader; tous nous pouvons inspirer et influer fortement les gens qui nous entourent. Comment est-ce possible? En étant le premier dans tout.
 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...